Confrérie Gourmande du nougat de Tours et autres pourlècheries tourangelles

Un nougat qui n'a en effet rien de commun avec celui de Montélimar, dont l'hégémonie a relégué aux oubliettes les autres types de nougat, qu'il s'agisse d'une confiserie ou d'une pâtisserie. Ayant pour ancêtre le nucatum romain (de nux, noix), dont Apicius donne la recette (à base de miel, de noix et d'œufs), le nougat serait donc à l'origine une préparation à base de noix ou d'amandes, la nougatine étant ainsi une alliance de caramel blond et d'amandes non mondées, concassées.

Ayant connu une certaine vogue en Touraine jusqu'à la Dernière Guerre, ce gâteau se révèle en tout cas d'une réalisation assez facile puisqu'il suffit d'étaler sur un fond de tarte sucrée de la marmelade d'abricots (jadis de l'alberge de Touraine), des dés de fruits confits et une macaronade d'amandes, puis de laisser cuire une bonne demi-heure à feu doux et de saupoudrer l'œuvre de sucre glace.

Ladite recette aura évidemment connu quelques variantes, la tradition voulant qu'elle ait déjà été connue en Touraine sous Léonard de Vinci, grand amateur d'amandes et de fruits confits. Lesquels, appelés au Moyen Âge « épices de chambre », furent particulièrement appréciés à la Renaissance. Prunes, abricots, pistaches, pignons et avelines étaient alors les fruits les plus couramment confits, c'est-à-dire conservés au sucre par des bains de sirop de plus en plus concentrés, le sirop se substituant à l'eau de végétation.

Le nougat de Tours a retrouvé ses lettres de noblesse depuis la création de la confrérie, qui a fêté ses 10 ans lors de son chapitre 2008. Grâce à un concours chaque année du « Meilleur nougat « ouvert à tous les professionnels : boulangers-pâtissiers, pâtissiers, restaurateurs, élèves en pâtisserie des CFA et écoles hôtelières, nous attribuons une médaille d’Or, d’Argent et de Bronze, dans chaque catégorie.


salon de l'agriculture


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